30.09.2006

ET SI ....l'on devait déconstruire

L’association Brest Risques SEVESO prend acte du projet de transfert du Colbert, en fin de concession à Bordeaux dans l’attente de désamiantage et de déconstruction. Il est d’évidence pour notre association que l’arrivée d’un nouveau navire en rade de Brest doit avoir pour unique objet final d’en assurer la déconstruction. Or il nous faut rappeler que le Maire de Brest a fait état, dans ses réserves quand à la venue du Clemenceau, de l'impossibilité de le déconstruire dans la zone du Polder pour cause de contraintes SEVESO.

Il serait donc sage, avant décision de transférer cette coque pour traitement nécessaire d’avoir éliminer ces contraintes préalablement. En effet si la vocation de Brest est, comme nous en partageons le projet, de voir renforcé son activité industrielle maritime, ceci est largement conditionné par la réduction ou la disparition des contraintes qui bloquent aujourd’hui le polder, lieu probable de déconstruction et de traitements des matières issues de la déconstruction.

Or il faut pour cela pouvoir créer ou développer les entreprises ad hoc sur ce site qui avait été conçu pour recevoir des entreprises en rapport avec la mer.

Le préfet doit impérativement se prononcer sur le dossier de ce site SEVESO, facteur de tant de blocages préjudiciables à l’activité industrielle brestoise et à la sécurité des brestois, d’autant que l’échéance fixée pour la remise aux normes de sécurité permettant la réduction effective des zones de contraintes arrive à son terme en juin 2007 et que le temps matériel pour assurer les travaux avant cette échéance est d’ores et déjà trop court.

TRISTE ANNIVERSAIRE

Triste anniversaire que celui du 21 septembre 2001. Il nous rappelle à la catastrophe de Toulouse AZF, ses trente morts et ses milliers de blessés.
5 ans après, les préjudices, et je ne parle que des préjudices matériels, ne sont toujours pas réparés.

Cette journée du 21 septembre nous invite à rappeler qu’à Brest aussi nous sommes en situation dangereuse. Pourtant le principe de précaution n’a pas prévalu et la menaces des installations classées SEVESO 2 est permanente pour pas moins de 8000 riverains et personnels des autres installations de la zone industrielle du port.

Aujourd’hui, nous voulons rappeler aux autorités compétentes que cette situation ne saurait durer et qu’il est urgent que les mesures administratives et ou techniques soient enfin prises pour un retour à la sécurité, à la sérénité pour tous.

L’association Brest Risques SEVESO a réunit son conseil d’administration et constate que beaucoup de questions restent à ce jour encore sans réponse. En effet les travaux exigés par la DRIRE pour la mise en sécurité d’IMPORGAL n’auraient pas encore commencés. Or il faut près d’une année pour en assurer la réalisation tandis que le terme fixé par la législation est le mois de juin prochain. Dans ces conditions l’on est en droit de se demander qu’elle va être l’attitude des édiles : vas t’on faire prévaloir le principe de précaution comme c’est le cas pour la grippe aviaire ou pour la consommation des huitres sur le bassin d’Arcachon ? vas t’on persister dans un laxisme manifeste ? Vas t’on mettre en demeure l’industriel à engager les travaux de mise ne sécurité ? Nous n’avons sur ces points toujours pas de réponse…

Aussi nous avons saisi, Madame OLLIN Ministre de l’environnement, lors de sa venue au jardin botanique le 7 juillet, mais de ce coté là rien à ce jour ….

En fin, pour clarifier un point cher aux Saint Marcois, nous devons préciser que le projet de centre Leclerc au bourg de St marc est au « point mort ». Le permis de construire n’ayant pas, selon nos informations, encore été sollicité pour des raisons qui ne sont pas liées au risque SEVESO , mais des raisons propres à l’investisseur